Tesla Roadster 2010: batteries incluses

Essais routiers
mercredi, 6 octobre 2010
Blainville, Laurentides – Faire le 0-100km/h en moins de quatre secondes… sans V8 et encore moins sans V12 sous le capot? C’est étrange. Et ça dérange.

Moins de quatre secondes pour atteindre le 0-100km/h? Il n’y a que les Ferrari, Porsche et autres bolides du genre pour accomplir ça. Et depuis 2008, il y a la Tesla Roadster, une voiture 100% électrique. Soit dit en passant, la Tesla est la première électrique de production à avoir reçu les approbations nécessaires pour rouler sur les routes et autoroutes publiques. C’est quand même historique, avouez.

Quand on dit électrique, on dit vraiment électrique. La Tesla compte sur un moteur triphasé à induction (375 volts) que l’on dit gros comme un melon d’eau… mais avec pas mal plus de jus. Ce moteur pousse 900 ampères de courant pour 288 chevaux et 273 lbs-pi de couple (295 lbs-pi pour la version sport). Excusez l’euphémisme, mais c’est pas mal pour une voiture de 1237 kilos (soulignons que le tiers de ce poids est attribuable aux batteries lithium-ion).

Tout le couple dispo… à 0 tr/min
Au-delà de ces chiffres, c’est l’accélération qui défrise: la transmission de la puissance est ultra-super-directe et tout le couple est disposé à se faire sentir… dès 0 tr/min. Cette belle instantanéité, on la doit aussi à cette transmission à rapport unique qui se cache au-dessus de l’essieu arrière. Un seul rapport: c’est dire que pour le recul, le moteur se contente de tourner dans la direction opposée…

Résultat: lorsqu’on appuie sur le champignon, la réaction est immédiate, superbement linéaire et en moins de deux – bon, en moins de quatre, la petite cocotte tape le 100km/h. Un conseil: avertissez votre passager que vous êtes sur le point de le faire coller à son siège, sinon la manœuvre risque de le surprendre.

Oh et puis finalement, ne lui dites rien et surprenez-le…

Pas de vroum-vroum

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