Ford Taurus: Yes!
lundi, 2 novembre 2009
Il en aura fallu du temps, à Ford, pour trouver la bonne recette «Taurus». Mais cette fois, le constructeur l’a bien dénichée et sa grande berline est décidément une belle expression de son savoir-faire, dedans comme dehors. Et ce, sans même imiter qui que ce soit!

Fiche technique

MarqueFord
ModelTaurus
Année2010
MoteurV6 (3,5L)
TransmissionAutomatique 6 rapports

La Taurus roule avec nous depuis 25 ans maintenant. Dans les années ’90, elle avait le mérite d’être la voiture la plus vendue aux États-Unis, mais des années de déchéance l’attendaient et la Toyota Camry lui a depuis raflé ce titre.

Ford a bien essayé de la revamper, sa berline, notamment avec feue la Five-Hundred. Mais il avait alors totalement raté son coup…

La Taurus 2010 se reprend, et pas qu’à moitié. D’abord, ses lignes de carrosserie, de même que ses dimensions sont imposantes et le coup d’œil est franchement réussi. L’ensemble donne dans le « contemporain américain » qui ne ressemble à rien sur le marché et c’est bien tant mieux.

L’espace intérieur est digne d’une presque limousine et je vous mets au défi de trouver un coffre de voiture aussi vaste que celui de la Taurus. Même sans la banquette rabattue (60/40), ce coffre de 569 litres propose un tiers plus d’espace de chargement que la moyenne de la catégorie. C’est littéralement caverneux.

Sous le capot, on retrouve le puissant et souple V6 de 3,5L qui équipe déjà les utilitaires Edge et Flex. Merci à une boîte automatique six rapports bien étagée, la puissance est rarement essoufflée. Même qu’elle semble plus grande que les 263 chevaux annoncés et ce, même si la voiture fait osciller la balance à presque 2000 kilos.

Sur les versions plus étoffées, cette transmission fait monter les rapports au volant, un gadget que certains décrient et que, personnellement, j’aime bien. Mais parce que ces palettes demandent, pour être fonctionnelles, à ce qu’on place le levier de vitesse en position « M », on n’est guère porté à les utiliser. Et de toute façon, le 0-100km/h qui s’effectue en moins de huit secondes n’exige même pas qu’on se mêle de quoi que ce soit. Et finalement, ces commandes manuelles font davantage dans la parure que dans la fonction.

Sur la route, on a droit à une solide tenue de route alliée à un grand confort, le tout sans roulis. À 100km/h dans des petits chemins tortueux, on a l’impression de rouler moitié moins vite tellement le comportement est assuré. La direction est lourde mais précise, le freinage est bien dosé et dans l’ensemble, la conduite se fait à la fois dynamique et mature – une bien belle personnalité, que cette Taurus. Et en cela, elle est fidèle aux modèles que Ford a lancés ces dernières années.

Dans les stationnements, la petite lunette arrière qui handicape la vision et les 5,2 mètres de longueur de la voiture imposent évidement des manœuvres prudentes. Ne dénigrez pas le radar de recul, sonore ou en images…

On le dit depuis plusieurs années, Ford sait y faire, côté habitacles. Encore ici, la finition est de qualité (mieux que l’assemblage extérieur qui, lui, laisse paraître quelques tôles mal accolées) et les matériaux sont d’excellente facture. La planche de bord, ergonomique, livre une impression de luxe, tout en demeurant facile à apprivoiser. L’insonorisation est exceptionnelle et le mot n’est pas trop fort : une fois les vitres et portières refermées, on se sent complètement coupé du reste du monde.

Qui plus est, les sièges sont hyper-confortables. La version essayée les offrait tout de cuir revêtus, chauffants et proposant une fonction massage fort bienvenue. Le paradis au volant, quoi. Honnêtement, pourquoi reluquer du côté de la Lincoln MKS quand la Taurus en offre autant?!

La version de base de la grande berline (SE, à partir de 29 999$) regroupe des équipements de série intéressants comme le volant télescopique et inclinable, l’ajustement électrique du siège conducteur et les commandes audio au volant.

Mais la vraie « patente », c’est avec la variante SEL qu’on l’obtient. Pour un peu plus de 32 000$, on s’offre alors une voiture dotée de la climatisation automatique, des sièges chauffants, de la radio satellite, sans compter la possibilité de faire monter à bord la traction intégrale, le dispositif de communication Sync (on l’aime, celui-là) et le démarrage sans clé.

Une variante SHO de performance est disponible avec moteur Ecoboost bi-turbo à injection directe, pour 365 chevaux. Elle s’amène avec des gizmos qui vont du régulateur de vitesse intelligent à l’avertisseur d’angles morts. Mais ça, c’est la cerise sur le gâteau. Et si vous le voulez bien, on va garder le dessert pour un peu plus tard…

 

POUR

Imposante, tant dehors que dedans

Puissant V6

Coffre caverneux

Habitacle de grande classe

Insonorisation exceptionnelle

 

CONTRE

Visibilité arrière limitée

À manier avec précaution en stationnement

Version de base démunie

Palettes au volant non fonctionnelles en « D »

 

FICHE TECHNIQUE :

Ford Taurus 2010

Grande berline, 5 passagers

Moteur essayé : V6 de 3,5L

Performances : 263 chevaux, 249 lbs-pi

Boîte : automatique six rapports, avec ou sans passage manuel

Transmission : avant ou intégrale

Consommation (ville-autoroute) :

11,7L – 7,4L (traction avant)

Sécurité de série : six coussins gonflables, système de stabilité

Coffre : un caverneux 569 litres

Fabrication : Chicago, Illinois

Concurrence : Buick LaCrosse, Chevrolet Impala, Chrysler 300, Nissan Maxima, Toyota Avalon

Prix : à partir de 29 999$

Copyright © 2015 Nadine Filion. Tous droits réservés.